Le débat «Communicants-journalistes: comment mieux travailler ensemble ?» a tenté d’éclaircir les relations d’influence entre deux métiers qui se côtoient tout en ayant des objectifs différents.
Chacun est resté sur sa position ce matin au débat portant sur la relation entre journalistes et communicants. « Mieux travailler ensemble » : tel était le thème du débat, où il a été plutôt question de la manière dont chacun assure son métier. Comme l’a rappelé Sylvain Lapoix, journaliste à Marianne 2 : « Les journalistes et les communicants ont chacun des objectifs. Le communicant est l’exécutant d’un ordre de l’entreprise. » Il y a donc une barrière « infranchissable » entre les deux fonctions. « Pour un journaliste, avoir un regard critique est essentiel, a martelé Aymeric Caron, journaliste à Europe 1, et c’est incompatible avec le travail du communicant, qui s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise.
De moins en moins de marge de manoeuvre
Pourtant le journaliste doit s’adapter à un paysage médiatique dans lequel l’information circule de plus en plus vite avec des moyens de plus en plus limités. « Nous n’avons pas forcément le temps de faire des investigations très poussées, » explique Aymeric Caron. D’où la dépendance des journalistes aux services de communication. En effet, il n’est pas évident de ne pas « succomber à la tentation » des communicants, raconte une journaliste de France Culture présente dans la salle. « On nous envoie énormément de communiqués de presse, avec des sujets déjà tout faits. On nous laisse de moins en moins de marge de manœuvre pour chercher les sujets. »
L’apparition du mediatraining (littéralement « entrainement aux médias ») est caractéristique de la professionnalisation du métier de communicant. Pour Bernard Kern du service communication d’EDF Alsace, le mediatraining est indispensable. Il évoque « l’angoisse de l’entreprise face à une demande d’interview, le mediatraining permet de faire passer un message très rapidement au journaliste. » Pourtant si les entreprises sont de plus en plus en demande de mediatraining, cela fait les affaires des journalistes. Sylvain Lapoix rappelle que « dans les medias traditionnels, il faut faire court, avoir des phrases chocs. Nous sommes de plus en plus dans la politique de la petite phrase.»
Feriel Alouti et Paulina Benavente
Tags: communicant · entreprise · influence3 Commentaires
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Navré de n’avoir pu être des votre. Et merci de ces comptes-rendus !
@Nico,
et nous donc! En même temps, tu n’es pas bien loin