
De gauche à droite : Didier Falcand, animateur du débat, Hubert Coudurier, Nicolas Guillaume et Michel Lallement. (Photo : Andrada Noaghiu)
« Presse, web TV, TNT, etc. : l’avenir est-il à l’hyperlocal ? », l’intitulé de l’atelier était alléchant. Pourtant, ce matin, le sujet n’a été qu’effleuré. Plusieurs personnes du public ont bousculé les trois intervenants, jugeant que leurs propos s’éloignaient trop du journalisme. Nombreux sont ceux qui ont quitté la salle avant la fin du débat.
Tout part d’un constat commun, exprimé en début de matinée par Hubert Coudurier, directeur de la rédaction du Télégramme de Brest : « Le nouveau journalisme citoyen a ringardisé la presse régionale. » L’information hyperlocale, c’est-à-dire l’information de proximité, pratique et utile pour le lecteur, serait la recette de succès. Mais tous ne s’accordent pas sur la forme qu’elle doit prendre.
« On est aux assises du journalisme, pas aux assises du business ! »
Pour Michel Lallement, du magazine commercial Pili Pili, « elle devra coller aux intérêts des lecteurs en matière de loisirs, de consommation etc. ». « Il faut prendre en compte le bénéfice lecteur », ajoute-t-il. Ces propos ont fait bondir les journalistes présents dans la salle. « On est assises du journalisme, pas aux assises du business, les lecteurs ne sont pas des consommateurs ! », rétorque Rémi Douat, journaliste à France 4.
Nicolas Guillaume, créateur de la plateforme citoyenne regioo.fr, a lui aussi été pris à partie par un journaliste : « Les blogueurs ne sont pas des professionnels ! Votre site, c’est une machine à rumeurs ! ». Pour sa défense, le jeune internaute a déclaré vouloir proposer « une vision citoyenne, différente de celle des médias traditionnels ».
C’est seulement en fin de matinée que l’information hyperlocale a repris sa place au centre du débat. « Existe-t-il réellement une audience pour l’hyperlocal en France ? », a lancé une personne du public. La question n’aura pas été tranchée.
Aveline Marques et Chloé Bossard
Tags: information hyperlocale journalisme citoyen débat blog3 Commentaires

Je précise pour ma part que le journaliste (Pierre Daum) pour ne pas le citer, a eu le droit à une mise au point immédiate.
Je crois d’ailleurs que toute la salle a pu en profiter…
Dans une autre mesure, je pense que l’on peut tirer plusieurs enseignements de ce débat. Les “off” juste après étaient d’ailleurs instructifs…
Merci aux gens qui étaient présents dans la salle.
Le problème c’est que personne ne veut faire du journalisme local. Tout le monde veut s’exprimer, mais personne ne veut vraiment faire du vrai journalisme. C’est de l’egocasting.
Pour répondre à la personne du public, je pense avoir trouvé une réponse.
Audience (hyper)locale : + de 60 millions de français (urbains/ruraux) = 60 millions de citoyens porteurs, demandeurs et producteurs d’infos… CQFD ?