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La crise de la presse, une chance pour le renouveau du journalisme

9 octobre 2009 par Le blog des assises du journalisme

La troisième édition des assises internationales du journalisme s’est achevée par un dernier débat sur l’information de demain. Trois grands noms du journalisme ont confronté leurs visions sur le sortir de la crise que traverse la presse.

Edwy Plenel, Jean Miot et François d’Orsival étaient les invités du débat de clôture salle de l’aubette à Strasbourg. Si ces trois grands journalistes ne partagent pas la même vision du journalisme, ils se sont tous employés pourtant à défendre l’identité de la profession dans cette période charnière.

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“Le travail de journaliste ne s’improvise pas” explique François D’Orsival, le patron de valeurs actuelles. Selon lui, la défiance à laquelle est confronté le journalisme, est liée à un culte de l’amateur: ” tout le monde s’estime capable d’être journaliste avec un blog.” Cependant, le lecteur doit faire partie de l’information. Grâce à la partie Club de son site Mediapart, Edwy Plenel accorde une place importante à cet enjeu démocratique. La division journal/ blog permet d’identifier les rôles.

Une leçon d’optimisme pour la jeune génération

Et si “la presse a besoin d’internet pour survivre” selon Jean Miot, ancien directeur du Figaro et de l’AFP, le journaliste de demain se devra d’être plurimédias. Au lieu d’opposer le web et le papier, Jean Miot préfère les associer : “l’écran sauvera l’écrit” martèle-t-il lors de son quart d’heure carte blanche. Il considère en effet que la conjugaison des supports est vitale avec d’un côté internet pour l’immédiateté de ‘information et de l’autre, le support papier pour le recul nécessaire au décryptage de l’actualité.

L’autre credo de l’ancien directeur de l’AFP est celui de l’optimisme. “la jeune génération de journaliste a de la chance, ils entrent dans un métier en pleine révolution !” L’assistance parsemée d’étudiant en école de journalisme apprécie.

“La presse n’est jamais gratuite”

Le débat a également porté sur le modèle économique de la presse du futur. François D’Orsival rappelle que même la presse dite gratuite a un coût, que ce soit par la publicité ou par le paiement du support. ” Demain, un journal pourra s’adresser à son public pour assurer son indépendance ” : l’association des lecteurs au capital du journal lui apparaît donc comme une solution.

Le fondateur de Mediapart, site d’information en ligne payant, prône quant à lui un modèle mixte. La gratuité du partage mais le paiement pour une information de qualité. Ce modèle économique de la presse en ligne ne fait pas l’unanimité auprès de ces confrères de la presse en ligne mais cela ne l’empêche pas de s’associer à la création d’un syndicat de la presse indépendante d’info en ligne annoncée hier. Là encore, la crise de la presse se veut réservoir de nouvelles idées pour le presse de demain: “il faut réinventer le contenu, le métier tout en étant loyaux vis-à-vis du citoyen.” Une belle morale de fin pour ces assises organisées par l’association journalisme et citoyenneté.

Alison Tassin

Le public présent à la conférence, dont beaucoup de futur-journalistes, ont partagé leur opinion. Ecoutez le micro-trottoir: Quels sont les enjeux du journalisme de demain?

Elisabeth Jahn

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1 response so far ↓

  • D’accord avec Jean Miot sur la complémentarité des supports. Cependant, Internet ne se limite pas uniquement à l’information instantanée, il s’agit d’explorer les possibilités du web communautaire pour proposer un journalisme à haute valeur ajoutée, destiné à des communautés ciblées, et pourquoi pas payant.

    T.R. - ACP