Journaliste depuis près de 20 ans, Yann Kerveno participait cet après-midi au débat “Pigiste en Europe”. Il nous parle de son expérience.
Depuis quand êtes-vous pigiste et dans quel média exercez-vous?
Je travaille depuis 15 ans, principalement dans la presse spécialisée agricole. J’enseigne par ailleurs à l’ESJ Lille.
Etes-vous devenu pigiste par choix?
Après l’IUT de Bordeaux, j’ai travaillé à Sud Ouest, ça s’est mal passé donc je suis parti. J’ai travaillé après pour deux autres journaux desquels j’ai été renvoyé. C’est là que je suis devenu pigiste, j’y pensais depuis un moment mais ça s’est précipité.
Vous avez créé l’organisation “Profession pigiste”, en quoi consiste-t-elle?
J’ai monté l’association en 2000. Le but du jeu était de créer une solidarité entre pigistes. Nous comptons aujourd’hui une centaine de membres mais ça ne décolle pas. Il est difficile de solidariser les pigistes : ils ne se projettent pas à long terme dans ce métier. Pour eux c’est transitoire, pas un état enviable. Ils n’ont pas envie de se motiver pour le défendre.
Aujourd’hui, êtes-vous toujours satisfait de votre statut?
Je suis à deux doigts de changer de métier. En 15 ans, je n’ai pas été augmenté. Aujourd’hui, je gagne 1800 euros par mois, et 60% de mon salaire provient des travaux de communication que je fais.
Propos recueillis par Claire Baudiffier et Anastasia Lévy
Site de “Profession : pigiste”
Tags: métier · pigiste · solidaritéAucun commentaire
0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.